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Économie sociale et villes

Valeurs et compétitivité pour un développement local inclusif et durable

1-3 Octobre, 2018

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Économie sociale et Villes

Valeurs et compétitivité pour un développement
local inclusif et durable.

3. DÉFIS POUR LA CROISSANCE DES ORGANISATIONS DE L’ÉCONOMIE SOCIALE

Les organisations de l’économie sociale ont d’importants défis à relever, liés à leur capacité de croissance. Ce sous-thème vise à débattre sur les facteurs qui favorisent et entravent la croissance, à la fois interne et externe. La Commission européenne reconnaît que les entreprises de l’économie sociale présentent un grand potentiel de croissance, en raison de l’accroissement de « la demande d’innovation sociale et de l’augmentation des nouvelles technologies et des plateformes de collaboration ». Cependant – souligne la Commission -, ces entreprises ont encore du mal à obtenir des financements et un soutien, en raison notamment du « manque de reconnaissance et de compréhension de leur potentiel économique et de l’exploitation insuffisante des nouvelles technologies » (Communication de la Commission : Les leaders de l’Europe de demain : l’initiative sur les entreprises émergentes et en expansion ». 22.11.2016). Le Forum souhaite partager cette vision européenne des défis pour la croissance des organisations de l’économie sociale, ainsi que d’autres perspectives régionales, afin que l’interaction entre les différentes réalités offre une vision générale des défis communs à surmonter pour promouvoir la croissance de l’économie sociale.

3.1. VISION INTERNATIONALE DANS LES ORGANISATIONS DE L’ÉCONOMIE SOCIALE : INSTRUMENTS DE FINANCEMENT, VISIBILITÉ ET CADRE RÈGLEMENTAIRE.

L’internationalisation des organisations de l’économie sociale est une « question » de récente inclusion dans le contexte de la croissance des organisations de l’économie sociale. En général, et à quelques exceptions près, la taille des entreprises de l’économie sociale rend leur compétitivité plus difficile. La plupart d’entre elles sont des micro-entreprises, qui comptent en moyenne 15 salariés, dont la gestion professionnelle doit être améliorée et sans vision internationale de l’activité. Ce qui implique la nécessité de disposer de fonds pour assurer l’expansion et le développement d’initiatives.

D’autre part, ainsi qu’il ressort des rapports élaborés par les institutions européennes visant à promouvoir l’économie sociale, on constate encore un important manque de visibilité externe, une certaine ignorance de l’impact des activités des organisations de l’économie sociale, ainsi qu’un manque de cadres règlementaires au niveau des États, susceptibles de favoriser un développement plus grand et meilleur de ces organisations.

3.2. EXPÉRIENCES D’ALLIANCES ENTRE ORGANISATIONS DE L’ÉCONOMIE SOCIALE

En prenant comme référence le rapport « L’économie sociale dans l’Union européenne », élaboré par le CIRIEC pour le Comité Économique et Social Européen en 2012, la nature plurielle et multiforme de l’économie sociale nécessite la présence de solides organisations représentatives des différents groupes d’entreprises et des organisations qui l’intègrent. Or, l’identité partagée et les intérêts communs de l’économie sociale impliquent des efforts inconditionnels de structuration associative dans son ensemble, à la fois au niveau national et international. Plus l’image collective projetée par l’économie sociale sera visible et puissante, plus les groupes d’acteurs qui l’intègrent auront des possibilités de développement et d’action efficace. Ce sous-thème prétend partager les expériences d’alliances entre les organisations de l’économie sociale visant la consolidation des activités et leur plus grande visibilité, à la fois localement et au niveau de l’interaction avec les responsables politiques.

3.3. CRÉATION DE FONDS ET D’AUTRES OUTILS POUR LA MISE EN OEUVRE ET LE SOUTIEN DES INITIATIVES DE L’ÉCONOMIE SOCIALE

Le thème du financement a été abordé au Forum de Montréal, en tant que facteur essentiel pour le développement de nouvelles entreprises d’économie sociale et permettant la croissance des entreprises existantes.

Le Conseil européen, dans son document de conclusions sur « La promotion de l’économie sociale en tant que moteur essentiel du développement économique et social en Europe », de décembre 2015, souligne la nécessité d’envisager les instruments financiers les plus appropriés et de promouvoir leur diffusion à tous les niveaux, afin d’établir un écosystème financier global, de permettre le développement et la croissance des entreprises de l’économie sociale, et de faciliter l’accès à l’information sur les possibilités de financement pour les entreprises de l’économie sociale.

3.4. DÉMOCRATISATION DES MODÈLES DE GOUVERNANCE DES ORGANISATIONS DE L’ÉCONOMIE SOCIALE

Comme indiqué dans le Livre Blanc de l’Économie Sociale : « Les organisations de l’économie sociale sont dotées d’une structure démocratique basée sur un modèle de gestion participative, la gouvernance démocratique étant par conséquent l’un des fondements de l’économie sociale. En vertu du principe « une personne, une voix », la participation active à la prise de décisions ne découle pas de la propriété du capital. Ce qui favorise l’implication de tous les membres et garantit l’indépendance et l’autonomie des entreprises et des organisations de l’économie sociale ».

Approfondir les mécanismes de démocratisation des modèles de gouvernance des organisations de l’économie sociale implique de s’engager pour l’autonomisation des personnes qui en font partie, à travers la formation, l’information, la transparence, le renforcement des compétences et des capacités, etc… Il s’agit, par conséquent, de partager des expériences et des propositions autour des modèles de gouvernance des différentes expressions de l’économie sociale.

3.5. MONÉTISATION DE LA VALEUR SOCIALE DES ORGANISATIONS. UNE APPROCHE BASÉE SUR LES GROUPES D’INTÉRÊT

«Les entreprises de l’économie sociale ont une capacité importante à créer de la richesse, qui est non seulement mesurée en fonction de leur capital financier, mais aussi et principalement en fonction de leur capital social », explique le Livre Blanc rédigé par Social Economy Europe. D’où l’intérêt de la Commission européenne à évaluer l’impact des entreprises sociales et mettre en relief les résultats positifs de cette évaluation, en termes d’investissement et d’accès au financement.

Mais l’économie sociale ne doit pas se limiter à profiter du vent favorable apporté par cette volonté des institutions européennes ; elle doit aller plus loin et aborder l’évaluation de sa valeur sociale à partir d’une approche inclusive, en tenant compte de ses propres groupes d’intérêt. La relation et l’impact générés par son interaction ouvrent un champ de travail intéressant pour monétiser la valeur sociale des organisations de l’économie sociale et approcher ainsi, pourquoi pas, à partir d’une évaluation quantitative, l’impact social de ses activités.